EPFL Magazine N° 24

ÉDITO

De la science et de l’éthique / On science and ethics


POINT FORT

CRISPR, au-delà de la génétique

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Une révolution dans le quotidien des chercheurs de l’EPFL


50 ANS DE L'EPFL

Rire et réfléchir avec des lauréats de l’Ig Nobel

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La place Cosandey au cœur des festivités du 50e


«J’imagine un campus qui soit exemplaire, un modèle de bonnes initiatives dans le futur»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Un nouvel appareil pour mesurer l'eau contaminée par le fluorure

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Un transformateur pour passer des réseaux AC à DC


Echecs et intuition sont de précieux ingrédients


Mieux évaluer la sécurité des bâtiments frappés par un séisme


INTERVIEW

Javier Martín-Torres prépare la vie sur Mars

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Drôles de bêtes

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CAMPUS

EPFLoop à nouveau dans la compétition

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«La tendance naturelle d’un chercheur est de ne pas partager ses données»


Des consultations infirmières de premier recours


Les étudiants peuvent bénéficier des conseils des diplômés


Elisez la meilleure start-up


PLUME: la bibliothèque met en ligne ses collections patrimoniales


Un nouveau fonds de l'EPFL récompense neuf idées open science


Une politique open access pour l’Ecole


«Il n’y a pas deux cultures séparées, l’une scientifique et l’autre humaniste»


EPFLinnovators turns PhD students into genuine entrepreneurs


La beauté des ratés

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Diversity: from theory to practice and analysis


Easter Island as search field for EPFL students in architecture


Slackampus is back for the third edition


LECTURE

La sélection des libraires

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CULTURE

Exposition sur le bureau d'architecture Case Design de Mumbai

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C’est bientôt les Printemps de Sévelin


Le livre Dia-Logos présente les origines et l’impact de l’œuvre de Llull


AGENDA

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL

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ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

BRÈVE


ROBOTIQUE


Une prothèse que l’on ressent

— Une prothèse de main robotique de nouvelle génération permet de redonner au patient amputé des sensations très subtiles se rapprochant de la réalité.
Elle a été développée par des chercheurs de la chaire Fondation Bertarelli en neuro-ingénierie translationnelle, en collaboration avec des équipes italiennes. En particulier, ils ont réussi à reproduire le sentiment de «proprioception», soit la capacité de notre cerveau à connaître instantanément et de manière précise la position dans l’espace de la main et des doigts, pendant et après leur utilisation (même dans le noir ou avec les yeux fermés).
Le nouveau dispositif permet par exemple de partir à la recherche d'un objet sur une table, de percevoir la consistance, la forme, la position et la taille des objets, le tout sans avoir à regarder.

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ACTUALITÉS COMPLÈTES
SUR ACTU.EPFL.CH

Le prototype utilise du SION-105 pour détecter les anions fluorures dans l’eau potable. © Marie-Thé et Etienne Roux

CHIMIE


Un nouvel appareil pour mesurer l'eau contaminée par le fluorure
Des ingénieurs ont développé un appareil portatif facile à utiliser, capable de mesurer avec précision et fiabilité la concentration de fluorure.

Un projet du Laboratoire de simulation moléculaire (LSMO), développé par Kyriakos Stylianou

L’ajout du fluorure à l’eau est devenu une pratique courante dans un certain nombre de pays. Une faible concentration (inférieure à 1,5mg/l) peut contribuer à prévenir les caries dentaires et même à renforcer les os. Mais au-delà, elle peut produire l’effet contraire. «Afin de déterminer si l’eau potable est sans danger, nous devons détecter son niveau de fluorure en parties par million (ppm), explique Kyriakos Stylianou du LSMO à l’EPFL Valais Wallis. Il est bénéfique pour les dents lorsqu’il s’élève à 1 ou 1,5ppm. Dans de nombreux pays, toutefois, les sources d’eau présentent des concentrations supérieures à 2ppm, ce qui peut engendrer de graves problèmes pour la santé.»
Mesurer des concentrations de fluorure aussi faibles avec une précision suffisante est coûteux et nécessite un laboratoire de chimie bien équipé. L’équipe dirigée par Kyriakos Stylianou a conçu un appareil capable de mesurer précisément les concentrations de fluorure. Il suffit de quelques gouttes d’eau – même faiblement polluées – pour modifier la luminosité de la couleur. Baptisé SION-105, il est portatif, sensiblement meilleur marché que les méthodes actuelles et utilisable sur place par chacun ou presque. L’EPFL a déposé une demande de brevet.
Nik PapageorgiouInspirés des guêpes, ces microrobots volants tracteurs ont été mis au point au sein du laboratoire de Dario Floreano (LIS) et dans le laboratoire de Mark Cutkosky, à l’Université de Stanford.
Grâce à leur petite taille, ils pourraient naviguer dans des espaces restreints et assez près des gens pour des missions de sauvetage. Solidement attachés aux surfaces tandis qu'ils tirent, ces minuscules robots pourraient déplacer des débris ou positionner une caméra pour évaluer une zone dangereuse.
«Avec ce travail, nous montrons que de petits drones peuvent accomplir des tâches typiquement attribuées à des robots humanoïdes ou à des machines beaucoup plus grandes», indique Dario Floreano. 


Nik Papageorgiou

L'implantation des nanofils sur des semi-conducteurs prend un nouvel élan avec la méthode de l'EPFL. © Jamani Caillet

MATÉRIAUX


Le saint graal de la fabrication des nanofils

Des structures cristallines en forme d’aiguille peuvent maintenant être fabriquées sur des surfaces en silicium de façon très contrôlée et régulière.

Un projet du Laboratoire des matériaux semi-conducteurs, développé par Anna Fontcuberta i Morral

D’une taille allant de 5 à 100 nanomètres, les nanofils modifient la manière dont l’électricité ou la lumière passent à travers eux. Placés sur des puces électroniques, ils peuvent leur conférer des fonctionnalités optiques. Ils pourraient générer des lasers directement sur des puces de silicium, intégrer des émetteurs de photons uniques pour encoder de l’information et même améliorer la conversion de la lumière solaire en énergie électrique.
L’impossibilité de faire pousser des nanofils de façon répétée, de manière régulière et là où on le souhaite rendait impossible l’implantation réelle des nanofils sur des semi-conducteurs en silicium.
Pour faire croître leurs nanofils, les chercheurs effectuent de minuscules trous dans de l’oxyde de silicium, qu’ils remplissent d’une nanogoutte de gallium liquide, qui sera ensuite solidifiée en nanofils par l’alliage avec l’arsenic.
Des chercheurs du Laboratoire des matériaux semi-conducteurs, en collaboration avec le MIT et l’institut IOFFE, ont démontré qu’il fallait trouver le bon ratio entre la hauteur et la largeur du trou. Les scientifiques proposent un mode d’emploi qui devrait fonctionner pour tous les types de nanofils.


Laure-Anne Pessina