EPFL Magazine N° 28

ÉDITO

Une autre manière de voir son école


BD RENTRÉE

Une année à l'Ecole des Potions, Formules et Licornes

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RECHERCHE

«A l’EPFL, la recherche est basée sur la liberté et la diversité»

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Argonaute, un job pas comme les autres


Argonauts of modern research


Ma vie de chercheur


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Des pompes à chaleur moins énergivores

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Que peut nous apprendre Wikipédia sur les interactions humaines?


CAMPUS

Bienvenue dans le lieu de savoir le plus cool de Suisse

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Objets à donner

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CAMPUS

Fundamental laws governing dynamics in living systems


CAMPUS

EPFL Magazine, un journal apprécié trop méconnu


PORTES OUVERTES

Deux journées pour (re)découvrir l’EPFL

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Faire de ces portes ouvertes un événement responsable


50 ANS DE L’EPFL

«Mon terrain de jeu préféré, c’est le tableau périodique des éléments»


CAMPUS

Une exposition célèbre 50 ans de thèses EPFL

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A Los Angeles, EPFLoop monte sur la troisième marche du podium


Nouvelles nominations de professeurs


Garants du bien-être animal


Une nouvelle plateforme à projets durables


Venir à l’EPFL en transports publics à petits prix


Une semaine pour rencontrer les associations


Le collectif Grève féministe veut se constituer en association


Six étudiants en boot camp à San Francisco


From robots to migration: new fall courses


Le sein mis à nu

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Un écrin de bois pour le Smart Living Lab


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

Un corps, des corps, encore


Récital de Cédric Pescia


Les travailleurs invisibles de l’EPFL s’exposent au RLC


Experience EPFL through augmented archives at ArtLab


Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL


CULTURE

PEINTURE

 

Un corps, des corps, encore

Du 27 septembre au 15 novembre, la cafétéria des bâtiments EL expose les peintures de Marylène Javet.

 

Souffleur de nuages.

Née à Lausanne en 1948, Marylène Javet a suivi une formation d’enseignante généraliste. Parallèlement, elle s’est peu à peu intéressée à toute forme d’arts visuels ou musicaux. Une véritable affinité avec la couleur et la matière peinture a petit à petit éveillé en elle l’envie de passer à l’acte. Elle commence à peindre dès les années 2000. La confrontation aux pinceaux, aux couleurs, aux supports la pousse à aller toujours de l’avant dans la découverte. Interview.

 

Qui êtes-vous?

Depuis toujours, la créativité est pour moi un besoin. J’ai eu la chance d’exercer une profession dans laquelle elle était constamment sollicitée. Peindre se profilait comme un projet à concrétiser à l’heure de la retraite… Mais pourquoi ce rêve devait-il s’inscrire dans un futur lointain? Sous l’impulsion de mon fils, j’ai participé à un premier stage, en 1999 ou 2000. Et je n’ai plus jamais arrêté.

 

Où et comment trouvez-vous votre inspiration?

Dans l’atelier d’Elisabeth Llach, j’ai commencé à explorer diverses sources d’inspiration: Louis Soutter, les impressionnistes, Vallotton, Rothko, Matisse, Lucian Freud, Hodler et tant d’autres dont j’admire les couleurs, la touche, le mouvement. Je m’inspire souvent de photos de personnages en noir et blanc trouvées dans des magazines, des programmes de spectacle, des reportages, etc. Et je cherche à explorer avec la couleur leurs expressions, leurs mouvements, la vie qui les anime.

 

Comment définiriez-vous votre art et votre façon de travailler?

La peinture est pour moi comme une danse: quand je peins, tout bouge en moi. Les couleurs dansent, se mélangent les unes aux autres, la matière peinture se laisse «modeler» par le pinceau. Une touche après l’autre, elles se superposent, apparaissent, disparaissent, resurgissent, s’effacent, s’imposent, jusqu’à être enfin là, définitives… ou pas. Souvent, le résultat ne correspond pas à ce que j’avais en tête au départ, mais c’est tellement mieux ainsi!

 

Comment choisissez-vous votre palette de couleurs?

J’aime expérimenter diverses gammes, tout en revenant souvent aux couleurs vives, aux mélanges des impressionnistes. Les bleu, orangé, vert, rouge, jaune surgissent de mes tubes presque à mon insu! Les mixer sur la palette ou directement sur la toile est source infinie de découvertes, de la douceur à la provocation, de l’ombre à la lumière.

 

Quelles techniques utilisez-vous et préférez-vous?

Je travaille depuis le début avec l’acrylique. Cette matière permet tous les mélanges, toutes les superpositions, qu’elle soit travaillée fluide comme une aquarelle, ou dans des épaisseurs rappelant la peinture à l’huile.

 

Pouvez-vous expliquer comment se passe votre travail, comment vous créez?

Le travail d’atelier chez Elisabeth Llach est source d’enrichissement, tant sur le plan artistique qu’humain. Son sens pédagogique, ses partages généreux, son exigence, sa stimulation me poussent vers de constants progrès, dans la confiance et le goût de l’aventure picturale.

 

Enfin, quels sont aujourd’hui vos buts et vos attentes concernant votre art?

Je projette de continuer de peindre, esprit ouvert, pour le plaisir et pour progresser sans cesse. Je veux aussi aller à la recherche de sujets moins figuratifs.

 

Homeira Sunderland, Curatrice

> PLUS D’INFO:
VERNISSAGE: VENDREDI 27 SEPTEMBRE 2019 DÈS 18H.

EXPOSITION: DU 27 SEPTEMBRE AU 15 NOVEMBRE 2019, GALERIE ELA, CAFÉTÉRIA DES BÂTIMENTS EL, ELA 010, astie.epfl.ch OU 021 693 28 23