EPFL Magazine N° 30

ÉDITO

Voir plus loin


POINT FORT

Start-ups: les secrets de la croissance

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«Une croissance rapide repose sur des personnalités»


Un écosystème pour soutenir l’entrepreneuriat


Envie de devenir entrepreneur?


50 ANS DE L’EPFL

«A l’EPFL, vous pouvez être vous-même: il y a tellement de diversité et de cultures»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Les étudiants de l’EPFL repoussent les limites du béton


Une peau artificielle pour la réadaptation et la réalité virtuelle


Cinq mille «yeux» vont scruter l’expansion de l’Univers


Avec Giotto l’intelligence artificielle s’exprime en trois dimensions


INTERVIEW

Katie Bouman, the scientist who reveals the invisible

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Insolite


CAMPUS

Claudia R. Binder est la nouvelle doyenne de la faculté ENAC


Un bateau solaire pour aller plus vite et plus loin avec moins d’énergie


Dominique Pioletti confronte ses étudiants aux défis du terrain


Les lauréats des sections


A network to support sustainability integration


Un prototype de mur végétal au SKIL


Join the EPFL data champions community


Les mathématiques, une question de logique


La RTS et le CdH animent des émissions de radio sur l’ère numérique


La photographe photographiée

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Detecting communities in random graphs


Futur ou voiture volante, il faut choisir


A bike trip to teach about solar energy and science


Emplois


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

«Le cœur ne sait plus»

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La Grange de Dorigny offre un programme complet


Infinity Room 2: 50 années de l’EPFL en huit installations


Midi musical dans l’esprit de Noël


ÉVÉNEMENTS

Les événements à venir


Noël des enfants du personnel de l'EPFL


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

BRÈVE

 

BIOLOGIE

 

Les bactéries doivent être «stressées» pour se diviser

 

— La division cellulaire des bactéries est régie à la fois par l’activité enzymatique et par des forces mécaniques, qui travaillent ensemble pour en contrôler le moment et l’endroit. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’EPFL.

Les scientifiques ont découvert que la division d’une cellule de mycobactérie nécessite des forces mécaniques en plus des molécules de division (enzymes) précédemment identifiées. Avant qu’une cellule se divise, on observe une accumulation progressive de stress mécanique dans la paroi cellulaire, à l’endroit même où elle va se séparer.

Cette accumulation aboutit finalement à une division en deux nouvelles cellules en l’espace de millisecondes. Etonnamment, lorsque les chercheurs ont appuyé physiquement sur les bactéries avec une aiguille AFM extrêmement pointue, ils ont provoqué une division cellulaire instantanée et prématurée.

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Vue de la structure construite au Smart Living Lab.

ARCHITECTURE

 

Les étudiants de l’EPFL repoussent les limites du béton

Au Smart Living Lab, une structure en béton innove par sa légèreté et sa résistance statique.

A l’occasion d’un séminaire organisé en septembre au Smart Living Lab à Fribourg, 26 étudiants en architecture et génie civil de l’EPFL et de l’Université fédérale de Bahia, au Brésil, ont construit en 14 jours un prototype de structure modulaire en béton textile. Ce dernier utilise de la fibre de carbone à la place des traditionnelles armatures d’acier. Grâce à cette technique et au développement d’un coffrage de métal adapté, le pavillon présente une structure d’une finesse et d’une légèreté impossibles à construire en béton armé classique, avec une épaisseur de 9 millimètres pour la coque de sa toiture, tout en offrant une excellente résistance statique.

Pour les responsables du workshop, ce type de construction présente un avenir prometteur, avec une réduction sensible des matériaux et une utilisation de ciments durables, permettant d’importantes économies de CO2. Chaque élément porteur est de plus démontable, réutilisable et transportable par une ou deux personnes. L’objectif est de rendre possible l’autoconstruction sans recourir aux engins lourds de chantier et d’ériger des logements qui allient simplicité et haute résistance aux éléments extérieurs.

Le projet est né il y a quatre ans dans le cadre du programme d’enseignement interdisciplinaire «Projeter ensemble» de la Faculté ENAC.

 

Sandrine Perroud

MATÉRIAUX

 

Ils organisent des zones supraconductrices dans une feuille de métal

Un microdispositif métallique dans lequel on peut dessiner et contrôler des motifs de supraconductivité a été créé.

  

Un projet du Laboratoire des matériaux quantiques (QMAT), développé par Philip Moll

A des températures très basses, certains matériaux ont la capacité de devenir «supraconducteurs». Ils peuvent transporter des électrons sans aucune résistance. La supraconductivité est déjà utilisée dans de nombreuses applications, notamment dans les hôpitaux, pour faire de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Mais à l’avenir, elle pourrait faire naître de nouvelles technologies. L’un des défis consiste à trouver de nouveaux matériaux dans lesquels l’état de supraconductivité pourra être facilement manipulé.

Nos chercheurs s’intéressent à des supraconducteurs non conventionnels particuliers appelés les matériaux à fermions lourds. Dans le cadre d’une recherche internationale, ils ont fait une étonnante découverte concernant l’un d’entre eux, appelé CeIrIn5.

Le CeIrIn5 se transforme en supraconducteur à une température de 0,4°C au-dessus du zéro absolu (environ -273°C). Les chercheurs ont démontré que l’on pouvait fabriquer ce matériau de manière à ce que coexistent des zones supraconductrices et d’autres qui demeurent dans un état métallique normal. Mieux, ils ont établi un modèle qui permet de «dessiner» des motifs conducteurs complexes et de contrôler leur diffusion dans le matériau de façon très précise, en faisant varier la température.

 

Laure-Anne Pessina