EPFL Magazine N° 31

ÉDITO

Athlètes durables


JOJ 2020

Le sport, terrain d’expérimentation des technologies

joj_sommaire

Laboratoires et start-ups au service de la santé dans le sport


L’interdisciplinarité dans l’enseignement obligatoire


50 ANS DE L’EPFL

«L’excellence est une asymptote, nous devons toujours nous demander si nous pouvons faire mieux»


VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Tu t’es vu quand tu calcules?


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Lors d’épidémies, l’accès au GPS des smartphones peut être vital


Bien cultivée, l’huile de palme peut être durable


Un matériau plus durable pour renforcer les ouvrages en béton


Imprimer en 3D des pièces métalliques sans fissure


INTERVIEW

Antje Boetius: A voice for the oceans and poles

interview_31

CAMPUS

Magnifiques retrouvailles à l’occasion du 50e des alumni


«Notre meilleur conseil pour vos cadeaux de Noël, c’est 37%»


Vanishing glaciers. A year on the go


L’EPFL plonge des PME valaisannes dans la Silicon Valley


Le cours d’analyse 1 mène à tout. Même au mariage


What will the next 50 years bring for EPFL computer science?


Les restaurants se convertissent à la durabilité alimentaire


Artificial intelligence in finance


L’équipe de l’EPFL remporte le concours iGEM


CHAMPIONNAT DE MATHÉMATIQUES

FSJM – Quarts de finales individuels 2020


EN IMAGES

Journées des gymnasiens


CAMPUS

Des étudiants en architecture écrivent le futur


Applied Machine Learning Days are back


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

Le réseau neuronal comme outil artistique

culture_sommaire

ÉVÉNEMENTS

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL


CAMPUS

L’équipe iGEM 2019 de l’ EPFL.

BIO-INGÉNIERIE

 

L’équipe de l’EPFL remporte le concours iGEM

Avec leur test de diagnostic pour les maladies de la vigne, les étudiants de bio-ingénierie de l’EPFL ont brillé au concours international Genetically Engineered Machine (iGEM) 2019.

L’International Genetically Engineered Machine (iGEM) est un concours international de biologie synthétique, auquel participent des centaines d’équipes d’étudiants, venant de lycées et d’universités du monde entier. Les étudiants présentent des projets originaux de biologie synthétique, qu’ils ont développés dans leurs propres institutions. Chaque année, la compétition se termine par le «Giant Jamboree», début novembre, à Boston, où les équipes montrent leur travail à un panel de près de 120 juges.

Cette année, l’équipe iGEM de l’EPFL s’est classée première dans la division «overgraduate» du concours (un ou plusieurs membres de l’équipe âgés de plus de 23 ans), remportant le Grand Prix du Jamboree. Les neuf étudiants de l’EPFL, encadrés par Sebastian Maerkl, ont également remporté les prix du Meilleur projet environnemental et des Meilleures pratiques humaines intégrées.

Baptisé ViTEST, leur projet est un test pour détecter deux maladies de la vigne qui affectent actuellement les vignes européennes: la flavescence dorée et le bois noir. Ces deux maladies sont causées par différents parasites Phytoplasma, un type de bactéries dévastatrices, qui provoquent des dommages irréparables aux plantes du monde entier. Actuellement, il n’existe pas de méthode abordable et rapide pour faire des tests de diagnostic sur le terrain.

ViTEST propose une solution sous la forme d’une preuve de concept: un test rapide et facile à utiliser qui peut être réalisé en moins de deux heures sur le terrain, et sans matériel de laboratoire ni formation particulière. Avec ViTEST, les viticulteurs peuvent détecter plus facilement les maladies mortelles des plantes et prévenir les pertes de récoltes, tout en réduisant les pesticides et en assurant un avenir durable.

ViTEST est dans la phase initiale de son développement, mais les premiers résultats de tests sont prometteurs, ce qui indique qu’un test de diagnostic fonctionnel pourrait être développé.

 

Nik Papageorgiou et Laure-Anne Pessina, Mediacom

LIVRE

Tout comprendre des géostructures énergétiques

L’EPFL étudie depuis 25 ans les géostructures énergétiques, soit la possibilité d’utiliser la chaleur de la terre pour chauffer et refroidir les bâtiments.

Elles sont encore peu utilisées, puisqu’on dénombre environ 1000 bâtiments de ce type dans le monde, dont 40 en Suisse. Cette énergie renouvelable offre pourtant de nombreux avantages. Lyesse Laloui, directeur du Laboratoire de mécanique des sols, cosigne un livre avec Alessandro Rotta Loria, un ancien doctorant, qui vise à mieux la faire connaître.

Le livre représente l’aboutissement de nombreux articles scientifiques, travaux de doctorats et de postdoctorats issus du LMS. Il reprend également un cours de Master donné en génie civil depuis trois ans ainsi qu’un cours donné à la formation continue de l’UNIL-EPFL sur le même sujet. Il donne les outils scientifiques pour comprendre cette technologie et montre comment l’implémenter.

L’idée était d’offrir un transfert de connaissances vers d’autres universités, la pratique et les autorités, pour favoriser son développement, en espérant que cette technologie deviendra aussi répandue que l’utilisation actuelle de l’énergie solaire. «Avec son expérience unique, l’EPFL a l’ambition de devenir une référence mondiale dans ce domaine. La publication du livre permet de marquer ce leadership», conclut Lyesse Laloui.

 

Sandrine Perroud

 

Analysis and Design of Energy Geostructures, Theoretical Essentials and Practical Application, Lyesse Laloui, Alessandro Rotta Loria, Elsevier,
ISBN: 9780128206232, octobre 2019.