EPFL Magazine N° 23

ÉDITO

Les universités, creuset idéal d’un monde durable / Universities are a hotbed of sustainable living


CAMPUS RESPONSABLE

Les universités prennent leurs responsabilités

campus responsable_sommaire

Quel que soit le chemin, chaque pas compte


«Je ne me suis jamais sentie discriminée»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Produire plus d’énergie solaire en hiver grâce à la neige

actu_sommaire

Chimiothérapie: les tumeurs contre-attaquent


Des bateaux de croisière qui consomment moins d’énergie


Un robot reproduit la démarche d’un animal fossilisé


INTERVIEW

Anne Mellano, actrice de la mobilité de demain

anne_sommaire

VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

A l’ancienne

campus_sommaire

CAMPUS

Nomination de professeurs à l’EPFL

campus_sommaire

«Aujourd’hui, le Smart Living Lab a une réelle opportunité d’impact international»


L’EPFL dépoussière les travaux pratiques


CAMPUS

En quête de talents pour l’alimentation de demain

en quete_sommaire

Une deuxième vie pour les anciennes tenues de pompier


Pour veiller à la santé des employés


Tame scientific information and scholarly communication


Venez découvrir l’intérieur de votre tête


Les start-ups de l’EPFL ont levé 217 millions de francs en 2018


Les jeunes pousses de l’EPFL soutenues par Venture Kick cartonnent


Comment rendre une épicerie plus efficace ?


Des entrepreneurs-étudiants de l’EPFL se distinguent à Zurich


Cinq premiers projets sélectionnés


Act for Change Food: 1200 participants et des résultats concrets


La nature à l’équilibre


Docteur Gab’s: le succès à la pression


LECTURE

La sélection des libraires

lecture_sommaire

CULTURE

Thomas Dutronc, Oumou Sangaré et Jacob Banks au prochain Cully Jazz Festival

culture_sommaire

ArtLab symposium will combine culture, computation and creativity


Festival Ludesco 2019


L’Entre-monde


AGENDA

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL

evenements_sommaire

CULTURE

Entrelac II. © Donia Jornod

L’Entre-monde


Donia Jornod est née en 1991 à Genève. Après avoir suivi des études d’architecture à l’EPFL puis à l’ETHZ, elle se consacre aux arts plastiques dans son atelier de Zurich. Fragments d’interview.


Homeira Sunderland, curatrice

Où et comment trouvez-vous votre inspiration?

Un homme attend, dans un lieu disparu, un temps, pas encore réalisé. C’est de cet homme, de ce lieu que mon art s’amorce. Je trouve mes inspirations dans la ville, essentiellement dans ses habitants, dans leurs désillusions et leurs doutes, leurs angoisses et leurs silences, mais aussi leurs apaisements et leurs ardeurs – j’aime questionner leurs questionnements et les retranscrire en dessins et en peintures. Les hommes dansent dans la ville, dans l’oubli de leur métamorphose, dans un temps qui semble immuable – le souvenir de cette danse résonne dans mes œuvres par le biais du corps humain. Un corps qui s’allonge au-devant du vide, s’adapte à un format, s’altère face à l’adversité. Cette métamorphose du corps me permet d’explorer l’inhumain et l’irréel des foules.

Quels sont vos prochains projets artistiques?

Cette nouvelle année sera l’année de nouveaux médiums. J’aime multiplier les techniques et adapter un même thème à une méthode nouvelle, à un matériau nouveau. Deux projets verront le jour en ce premier trimestre, un projet vidéo et un projet de sculpture. Ils feront écho aux thèmes abordés pour cette exposition, «L’Entre-monde». Ils exploreront en particulier l’idée de la nature fractale du caractère humain, figurée par un entrelacs de visages, comme dans les œuvres présentées dans cette exposition. Ces projets chercheront également à mettre en scène le corps comme miroir d’une réalité perçue et dont le reflet serait déformé – comme si l’œil traversait les songes pour mieux entrevoir le monde.

Pouvez-vous expliquer comment se passe votre travail, comment vous créez?

Un regard croisé. Puis l’imaginaire derrière le regard. De l’imaginaire, un corps, et le regard encore, parfois vide. Il s’agit ensuite de venir le fragmenter et le déformer de manière à l’abstraire de plus en plus. L’histoire derrière une de mes œuvres débute souvent ainsi. Dans cette exposition de «L’Entre-monde», les regards que j’ai travaillés ne sont pas esseulés, comme je les travaille parfois, ils sont mis en tension les uns avec les autres, leurs mondes se superposent, se croisent ou même se repoussent. Ici, cet aspect pluriel de la figure humaine ajoute un degré de complexité à la composition et participe à la sensation de rêve, d’entre-monde que j’ai cherché à créer. L’abstraction des traits d’un visage, et parfois même du genre de l’individu à qui appartient le regard duquel émerge l’une de mes œuvres, provoque au cœur de la figure peinte une impression de réalité transcendée, de nature inhumaine. Cette nouvelle figure devient ainsi anonyme, elle devient toute personne, et le regard d’origine, celui qui a insufflé l’idée du rêve, se confond avec le regard de chacun.

> L’ENTRE-MONDE
DONIA JORNOD
TECHNIQUES MIXTES


> VERNISSAGE: VENDREDI
8 FÉVRIER 2019 DÈS 18H
> EXPOSITION: 8 FÉVRIER -
5 AVRIL 2019
> GALERIE ELA, CAFÉTÉRIA DES BÂTIMENTS EL, ELA 010
> INFORMATION: ASTIE.EPFL.CH OU 021 693 28 23
> SITE WEB: DONIAJORNOD.ORG
> INSTAGRAM.COM/
DONIAJORNOD/