EPFL Magazine N° 23

ÉDITO

Les universités, creuset idéal d’un monde durable / Universities are a hotbed of sustainable living


CAMPUS RESPONSABLE

Les universités prennent leurs responsabilités

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Quel que soit le chemin, chaque pas compte


«Je ne me suis jamais sentie discriminée»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Produire plus d’énergie solaire en hiver grâce à la neige

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Chimiothérapie: les tumeurs contre-attaquent


Des bateaux de croisière qui consomment moins d’énergie


Un robot reproduit la démarche d’un animal fossilisé


INTERVIEW

Anne Mellano, actrice de la mobilité de demain

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

A l’ancienne

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CAMPUS

Nomination de professeurs à l’EPFL

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«Aujourd’hui, le Smart Living Lab a une réelle opportunité d’impact international»


L’EPFL dépoussière les travaux pratiques


CAMPUS

En quête de talents pour l’alimentation de demain

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Une deuxième vie pour les anciennes tenues de pompier


Pour veiller à la santé des employés


Tame scientific information and scholarly communication


Venez découvrir l’intérieur de votre tête


Les start-ups de l’EPFL ont levé 217 millions de francs en 2018


Les jeunes pousses de l’EPFL soutenues par Venture Kick cartonnent


Comment rendre une épicerie plus efficace ?


Des entrepreneurs-étudiants de l’EPFL se distinguent à Zurich


Cinq premiers projets sélectionnés


Act for Change Food: 1200 participants et des résultats concrets


La nature à l’équilibre


Docteur Gab’s: le succès à la pression


LECTURE

La sélection des libraires

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CULTURE

Thomas Dutronc, Oumou Sangaré et Jacob Banks au prochain Cully Jazz Festival

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ArtLab symposium will combine culture, computation and creativity


Festival Ludesco 2019


L’Entre-monde


AGENDA

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL

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CAMPUS

ALUMNI


Docteur Gab’s: le succès à la pression

Précurseurs de l’engouement pour les microbrasseries, Reto Engler (SIE’09) et ses cofondateurs créaient Docteur Gab’s dès 2001. De la cuisine des parents aux tables de toute la Romandie, retour sur une aventure placée sous le signe de la réussite.

Reto Engler. © Thierry Parel

Un médecin sous forme de verre à pied équipé d’un réflecteur médical: les Romands sont désormais familiers de ce logo décalé. Derrière ce succès inégalé parmi les bières romandes se trouve une histoire d’amitié: celle de Reto Engler, diplômé EPFL en SIE en 2009, et de ses deux cofondateurs, David Paraskevopoulos et Gabriel Hasler.

Débuts dans un garage

En 2001, les trois amis encore gymnasiens ont une forte appétence pour l’entrepreneuriat. «Production, travail sur le marketing, embouteillage, livraison... Nous faisions tout nous-mêmes», se souvient Reto Engler. Les premières bières se brassent dans la cuisine de parents perplexes, mais bienveillants. Dès 2002, à l’image des start-ups à succès de la Silicon Valley, l’aventure se poursuit dans un garage – celui des parents de Reto – où sont installées les premières cuves.
Pour répondre à la demande, les brasseurs déménagent à nouveau en 2004 pour un local à Epalinges. «Nous avions désormais un loyer, des dettes liées à l’acquisition du matériel, et donc de vraies obligations en termes de ventes.» Des impératifs peu habituels pour ceux qui viennent alors tout juste de débuter leurs études.

Reto Engler profite de ses années à l’EPFL pour faire découvrir ses productions à ses amis de volée et Docteur Gab’s prend ses quartiers à Satellite. «Ce fut l’un des premiers bars à proposer nos bières. Aujourd’hui encore, il y a une tireuse sur place et nous y organisons des dégustations.» Au sortir de leurs études, les trois cofondateurs se donnent une année pour valider la viabilité de leur activité. Ils suivent un programme de coaching et obtiennent leurs premiers financements privés. Preuve de la qualité du projet entrepreneurial, Docteur Gab’s remporte en 2012 le Prix Coup de Cœur PERL, habituellement dévolu à des start-ups technologiques.

Production responsable

Reto Engler met sa formation d’ingénieur à profit en prenant la direction de la production, mais aussi le marketing et la communication de l’entreprise. «Dès le départ, j’ai beaucoup travaillé sur le logo, les slogans et les valeurs positives que nous souhaitons véhiculer. Cet aspect me plaît: montrer qu’au-delà de nos produits il y a aussi une identité forte».

En utilisant dès que possible des produits locaux, par exemple des bouteilles de la verrerie de Saint-Prex, Docteur Gab’s affiche son attachement à ses origines. «Par ailleurs, nous intégrons au maximum une dimension responsable à nos productions. Nous confions les résidus de production à un agriculteur local pour sa méthanisation. Il produit ainsi de l’électricité que nous utilisons en retour à l’usine.» Les étudiants en science et ingénierie de l'environnement viennent d’ailleurs chaque année visiter l’usine dans le cadre de leurs cours d’écologie industrielle.
La société enregistre aujourd’hui un chiffre d’affaires annuel de près de dix millions de francs et l’entreprise s’attaque désormais au marché suisse allemand. Mais Docteur Gab’s reste avant tout fidèle à son identité et à son credo de départ: entretenir une relation de proximité avec les amateurs de la marque. «Le premier bar Docteur Gab’s a ouvert en décembre rue de Bourg à Lausanne», sourit Reto Engler. L’occasion pour les amateurs de passer un bon moment – et de rendre visite à cette remarquable réussite romande.


Arnaud Aubelle, EPFL Alumni

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