EPFL Magazine N° 25

ÉDITO

Une nouvelle identité fleurit


50 ANS DE L'EPFL

L’habitat du futur se dessine aujourd’hui

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La durabilité comme fil conducteur


«On devrait beaucoup plus construire en bois... je me permets de le dire en tant que bétonneur»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Un dérivé de vitamine B3 stimule la production de cellules sanguines

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Découverte d’une importante faille informatique mondiale


Des robots font dialoguer les poissons et les abeilles


Transformer les bâtiments en générateurs d’énergie


INTERVIEW

Elizabeth Blackburn, Nobel laureate and specialist in cell aging

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Star Wars stars on campus

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ÉVÉNEMENT

Balélec


Perturbations


CAMPUS

Le Smart Living Lab se présente à Neuchâtel

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Diamonds are forever


Robopoly fête ses 20 ans

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Comment l’EPFL accompagne la mise en place de son identité visuelle


Satellite toujours sur orbite après 35 ans


Une solution «green tech» pour combattre les montagnes de déchets


Pourquoi s’exercer à l’éloquence dans une école d’ingénieurs?


La Junior entreprise EPFL se distingue en Europe

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Rolex Learning Center: l’heure du bilan


Le printemps, la saison du vélo


Quand la technologie se met au service des défis sociétaux


Machine laundry-ing


Créer des liens au sein de la communauté des humanités digitales


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

Trois regards photographiques sur l’EPFL en un livre et une exposition

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… Eh bien, dansez maintenant!


«Le voyage se termine quand l’œuvre fait de moi une spectatrice»


AGENDA

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL

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ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

BRÈVE

 

BIOLOGIE

 

Fabriquer des fonctions cellulaires sans passer par les cellules 

— Des chercheurs du Laboratoire de caractérisation du réseau biologique (LBNC) du professeur Sebastian Maerkl ont mis au point une méthode systématique pour étudier et prédire l’expression des gènes, sans utiliser de cellules. Elle consiste à insérer des systèmes sans cellules dans des puces microfluidiques à haut débit.

Grâce à leur méthode, les chercheurs ont pu créer des portes logiques biologiques artificielles, qui pourraient servir à introduire de nouvelles fonctions dans les cellules, dans des buts thérapeutiques, par exemple. Le système sans cellules constitue un premier pas dans cette direction. Il s’agira ensuite d’optimiser le design des facteurs de transcription, avant de les déployer dans des applications sans cellules ou dans des cellules vivantes.

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ROBOTIQUE

 

Des robots font dialoguer les poissons et les abeilles
Deux espèces animales très différentes ont pu communiquer à distance par machines interposées.

 

Un projet du groupe Mobots, entité du Laboratoire de biorobotique (Biorob)

Dans la nature, ils n’ont aucun lien. En laboratoire, des poissons et des abeilles ont pu interagir à distance et par robots interposés, aboutissant progressivement à une décision commune. L’expérience était réalisée par des chercheurs de l’EPFL, avec ceux de quatre autres institutions européennes.

Les chercheurs du groupe Mobots ont conçu un petit robot capable de s’intégrer à un groupe de poissons zèbres et d’influencer le sens de leur nage. Depuis leur laboratoire de Lausanne, ils l’ont mis en contact avec de petites bornes robotiques implantées au sein d’une colonie d’abeilles de l’Université de Graz, en Autriche. Les deux espèces ont ainsi échangé des signaux via leurs robots respectifs, qui jouaient le rôle de traducteurs. Après 30 minutes, les interactions ont abouti à une coordination; les poissons tournant tous dans le même sens et les abeilles s’unissant autour d’une seule borne.

L’expérience a permis, côté roboticiens, d’étudier comment capter des signaux biologiques et les traduire à l’aide d’une machine et, côté biologistes, de mieux comprendre les interactions au sein des écosystèmes. A long terme, elle pourrait mener à des mesures telles qu’éloigner les oiseaux des aéroports ou diriger les insectes polinisateurs vers des cultures biologiques.

  

Sarah Perrin

Design cells.

INNOVATION

 

Un matériau capable de se réparer tout seul

Des chercheurs de l’EPFL ont développé un matériau révolutionnaire qui peut se réparer facilement après un impact.

  

Un projet du Laboratoire de mise en œuvre de composites à haute performance (LPAC) 

Quand une pale d’éolienne subit un impact, il faut changer ou réparer la pièce en rajoutant de la résine, un peu à la manière d’un patch. Si la première solution est coûteuse, la seconde risque d’alourdir la pièce et modifier ses propriétés. Des chercheurs du LPAC ont mis au point un matériau qui permet une autre solution: la réparation simple et rapide des fissures dans la structure composite, grâce à une technologie brevetée.

«Notre technologie est composée d’un agent réparateur intégré directement dans la fabrication du matériau», explique Amaël Cohades, chercheur au LPAC. Elle permet une réparation sur place en très peu de temps des fissures dans la résine d’une pièce par simple chauffage du matériau à 150 degrés. L’agent réparateur s’active et la pièce endommagée s’autorépare rapidement, tout en conservant ses propriétés de base.

Les chercheurs, qui sont en train de fonder une start-up, ont bénéficié du soutien de l’EPFL à travers une bourse Enable pour créer une pièce typique de l’aéronautique, afin de présenter leur technologie.

 

Sarah Aubort