EPFL Magazine N° 23

ÉDITO

Les universités, creuset idéal d’un monde durable / Universities are a hotbed of sustainable living


CAMPUS RESPONSABLE

Les universités prennent leurs responsabilités

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Quel que soit le chemin, chaque pas compte


«Je ne me suis jamais sentie discriminée»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Produire plus d’énergie solaire en hiver grâce à la neige

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Chimiothérapie: les tumeurs contre-attaquent


Des bateaux de croisière qui consomment moins d’énergie


Un robot reproduit la démarche d’un animal fossilisé


INTERVIEW

Anne Mellano, actrice de la mobilité de demain

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

A l’ancienne

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CAMPUS

Nomination de professeurs à l’EPFL

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«Aujourd’hui, le Smart Living Lab a une réelle opportunité d’impact international»


L’EPFL dépoussière les travaux pratiques


CAMPUS

En quête de talents pour l’alimentation de demain

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Une deuxième vie pour les anciennes tenues de pompier


Pour veiller à la santé des employés


Tame scientific information and scholarly communication


Venez découvrir l’intérieur de votre tête


Les start-ups de l’EPFL ont levé 217 millions de francs en 2018


Les jeunes pousses de l’EPFL soutenues par Venture Kick cartonnent


Comment rendre une épicerie plus efficace ?


Des entrepreneurs-étudiants de l’EPFL se distinguent à Zurich


Cinq premiers projets sélectionnés


Act for Change Food: 1200 participants et des résultats concrets


La nature à l’équilibre


Docteur Gab’s: le succès à la pression


LECTURE

La sélection des libraires

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CULTURE

Thomas Dutronc, Oumou Sangaré et Jacob Banks au prochain Cully Jazz Festival

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ArtLab symposium will combine culture, computation and creativity


Festival Ludesco 2019


L’Entre-monde


AGENDA

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL

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BRÈVE


MICROBES


L’EPFL part en Nouvelle-Zélande étudier la fonte des glaciers

— Que perdons-nous d’autre en dehors de l’eau lorsque les glaciers disparaissent? C’est la question à laquelle répondra une équipe de scientifiques en explorant les glaciers les plus importants du monde. 
Quatre chercheurs de l’EPFL sont partis explorer pendant deux mois les ruisseaux de glaciers néo-zélandais, inaugurant la première étape d’un périple planétaire qui les emmènera à travers 15 pays d’ici à 2021. Les scientifiques vont prélever des microorganismes dans des cours d’eau alimentés par les glaciers. En analysant leur génome, ils espèrent comprendre comment cette vie microbienne s’est adaptée aux conditions extrêmes auxquelles elle a été exposée au fil des millénaires et comment elle évoluera avec la fonte des glaciers, jusqu’à sa probable disparition.


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ACTUALITÉS COMPLÈTES
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ENVIRONNEMENT

Des bateaux de croisière qui consomment moins d’énergie
Un système de piles à combustible pourrait réduire l’empreinte carbone et la consommation des bateaux de croisière.

Un projet de l’Industrial Process and Energy Systems Engineering Group (IPESE)
Développé par Francesco Baldi

Passer ses vacances sur un navire grand luxe, voilà une perspective qui séduit un public toujours grandissant. Mais un bateau de croisière nécessite des dépenses énergétiques importantes pour le chauffage, l’électricité, la climatisation et les multiples demandes de la vie à bord. Francesco Baldi, chercheur au sein de l’IPESE, a développé des solutions pour rendre les bateaux de croisière plus écologiques, notamment avec les piles à combustible à oxydes solides.
La pile à combustible imaginée pourrait produire soit de l’électricité pour la consommation à bord, soit de l’hydrogène stocké pour un usage ultérieur. L’un des avantages des piles à combustible est qu’elles ne brûlent pas de carburant pour obtenir le produit final (dioxyde de carbone et eau), mais produisent de l’électricité au moyen d’une réaction chimique. Elles sont donc beaucoup plus écologiques que l’utilisation de carburants fossiles, et également plus efficaces: les piles à combustible développées à l’EPFL atteignent un taux d’efficacité de 75%, contre moins de 50% pour le moteur diesel le plus efficace.


Sarah Aubort

ESPACE


Le plein d’idées pour vivre sur la Lune
Dans le cadre du projet Igluna, des étudiants de toute l’Europe travaillent à la conception d’un habitat lunaire.
Il sera implanté en juin dans un glacier à Zermatt.

Un projet du Swiss Space Center, basé à l’EPFL, avec
le programme Projeter Ensemble et l’Unité d’enseignement
Habiter Mars de l’ENAC

Si l’idée de vivre sur la Lune est poétique, elle pose dans la réalité de nombreux défis. Des étudiants de 13 universités européennes ont décidé de les relever en prenant part à Igluna, un projet du Swiss Space Center, sur la base d’une initiative pilote de l’Agence spatiale européenne. En janvier, tous étaient au CERN pour un bilan à mi-parcours. Les 19 équipes – dont quatre de l’Ecole – ont présenté leurs travaux, qui tendent tous vers un même but: la conception d’un habitat dans les glaces des pôles lunaires et son implantation en juin dans la cavité d’un glacier à Zermatt.
A l’EPFL, on planche sur un système d’impression d’outils en 3D, une serre automatisée et la structure architecturale. Dans d’autres universités, des équipes bûchent entre autres sur la production d’oxygène ou d’électricité, la valorisation de l’urine pour fertiliser des plantes, un laboratoire, un système de communication, des modules d’habitat gonflables, un robot pour creuser la glace...
«Il y a des architectes, des biologistes, des géologues, des ingénieurs de toute l’Europe: c’est un projet très interdisciplinaire et multiculturel», s’enthousiasme Tatiana Benavides, responsable du projet.


Sarah Perrin