EPFL Magazine N° 31

ÉDITO

Athlètes durables


JOJ 2020

Le sport, terrain d’expérimentation des technologies

joj_sommaire

Laboratoires et start-ups au service de la santé dans le sport


L’interdisciplinarité dans l’enseignement obligatoire


50 ANS DE L’EPFL

«L’excellence est une asymptote, nous devons toujours nous demander si nous pouvons faire mieux»


VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Tu t’es vu quand tu calcules?


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Lors d’épidémies, l’accès au GPS des smartphones peut être vital


Bien cultivée, l’huile de palme peut être durable


Un matériau plus durable pour renforcer les ouvrages en béton


Imprimer en 3D des pièces métalliques sans fissure


INTERVIEW

Antje Boetius: A voice for the oceans and poles

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CAMPUS

Magnifiques retrouvailles à l’occasion du 50e des alumni


«Notre meilleur conseil pour vos cadeaux de Noël, c’est 37%»


Vanishing glaciers. A year on the go


L’EPFL plonge des PME valaisannes dans la Silicon Valley


Le cours d’analyse 1 mène à tout. Même au mariage


What will the next 50 years bring for EPFL computer science?


Les restaurants se convertissent à la durabilité alimentaire


Artificial intelligence in finance


L’équipe de l’EPFL remporte le concours iGEM


CHAMPIONNAT DE MATHÉMATIQUES

FSJM – Quarts de finales individuels 2020


EN IMAGES

Journées des gymnasiens


CAMPUS

Des étudiants en architecture écrivent le futur


Applied Machine Learning Days are back


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

Le réseau neuronal comme outil artistique

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ÉVÉNEMENTS

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Juan Carlos Quezada récolte des échantillons de sols à Los LLanos.

ENVIRONNEMENT

 

Bien cultivée, l’huile de palme peut être durable

Transformer un ancien pâturage en culture de palmiers à huile présente un bilan carbone neutre, indique une étude de l’EPFL et de l’institut fédéral de recherches WSL.

 

Un projet du Laboratoire des systèmes écologiques (ECOS) et de l’Institut fédéral de recherches (WSL)

Actuellement, la culture de l’huile de palme est décriée pour son bilan carbone négatif et son impact sur la biodiversité. Mais une étude de l’EPFL et de l’institut fédéral de recherches WSL, parue dans Science Advances, apporte un discours nuancé.

En Colombie, quatrième producteur mondial, des alternatives à la déforestation ont été étudiées par les chercheurs de l’EPFL et du WSL au sein d’un projet transdisciplinaire du Fonds national suisse. Dans ce cadre, de larges pans de savanes de la région de Los Llanos transformées par le passé en pâturages ont été à leur tour convertis en cultures de palmiers à huile. En retraçant sur 56 ans le bilan carbone de cette conversion, les chiffres indiquent que le bilan total de carbone de cette culture, en incluant la végétation et les sols, est neutre par rapport au point de départ.

«Notre article détaille pour la première fois le bilan carbone sur le long terme de la culture de palmiers à huile, précise Juan Carlos Quezada, doctorant au Laboratoire des systèmes écologiques (ECOS) et premier auteur de l’article. C’est aussi la première fois que nous pouvons décrire les effets d’une telle production agricole sur le long terme après la conversion de pâturages sur la qualité et la fertilité des sols, en considérant non pas uniquement leur surface, mais aussi leur profondeur.»

 

Capture du CO2

Dans les climats tropicaux, les pâturages, particulièrement ceux qui sont dégradés, présentent de larges étendues d’herbe et quelques petits arbres épars. En plantant des palmiers à huile, qui peuvent atteindre jusqu’à 15 mètres de hauteur et qui sont densément placés, une plus forte capture du CO2 se met en place pour la même surface, grâce aux racines, aux troncs et aux feuilles des palmiers et à la végétation qui se développe autour d’eux. Après 25-30 ans, les palmiers sont coupés au ras du sol et de jeunes arbres sont replantés pour un deuxième cycle de culture.

En se décomposant, une partie des racines et autres matières végétales mortes va nourrir le sol et compenser partiellement en surface les pertes initiales de carbone dans le sol, après la conversion du pâturage. Sur le long terme des deux cycles de culture, le niveau de carbone stocké dans l’écosystème reste ainsi inchangé par rapport au niveau auquel il était avant la conversion du pâturage.

«C’est vraiment le bilan carbone et la perte de biodiversité de la déforestation qui posent problème, rappelle Alexandre Buttler, directeur du laboratoire ECOS. Les grands pays producteurs d’huile de palme ont pourtant des réserves de pâturages dégradés qu’ils pourraient convertir favorablement pour limiter les pertes massives de carbone liées à la déforestation».

  

Sandrine Perroud