EPFL Magazine N° 30

ÉDITO

Voir plus loin


POINT FORT

Start-ups: les secrets de la croissance

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«Une croissance rapide repose sur des personnalités»


Un écosystème pour soutenir l’entrepreneuriat


Envie de devenir entrepreneur?


50 ANS DE L’EPFL

«A l’EPFL, vous pouvez être vous-même: il y a tellement de diversité et de cultures»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Les étudiants de l’EPFL repoussent les limites du béton


Une peau artificielle pour la réadaptation et la réalité virtuelle


Cinq mille «yeux» vont scruter l’expansion de l’Univers


Avec Giotto l’intelligence artificielle s’exprime en trois dimensions


INTERVIEW

Katie Bouman, the scientist who reveals the invisible

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Insolite


CAMPUS

Claudia R. Binder est la nouvelle doyenne de la faculté ENAC


Un bateau solaire pour aller plus vite et plus loin avec moins d’énergie


Dominique Pioletti confronte ses étudiants aux défis du terrain


Les lauréats des sections


A network to support sustainability integration


Un prototype de mur végétal au SKIL


Join the EPFL data champions community


Les mathématiques, une question de logique


La RTS et le CdH animent des émissions de radio sur l’ère numérique


La photographe photographiée

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Detecting communities in random graphs


Futur ou voiture volante, il faut choisir


A bike trip to teach about solar energy and science


Emplois


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

«Le cœur ne sait plus»

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La Grange de Dorigny offre un programme complet


Infinity Room 2: 50 années de l’EPFL en huit installations


Midi musical dans l’esprit de Noël


ÉVÉNEMENTS

Les événements à venir


Noël des enfants du personnel de l'EPFL


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Matteo Caorsi, la professeure Kathryn Hess Bellwald et Aldo Podestà (de g. à d.). 

MATHÉMATIQUES

 

Avec Giotto l’intelligence artificielle s’exprime en trois dimensions

Grâce à la science des formes, Giotto adapte l’IA aux problématiques modernes en la rendant plus fiable et intuitive dans des domaines comme la science des matériaux, les neurosciences ou la biologie.

 

Un projet de la start-up Learn To Forecast (L2F)

Les chercheurs utilisent l’intelligence artificielle pour résoudre des questions complexes, mais ce n’est pas une science limpide: ce que l’IA peut calculer dépasse souvent notre compréhension, et soulève des questions de fiabilité et de confiance pour l’utilisateur. «Les algorithmes deviennent de plus en plus complexes et il est très difficile de comprendre comment ils travaillent, et donc de faire confiance aux solutions apportées ou de prévoir quand ces algorithmes pourraient se tromper», explique Matteo Caorsi, responsable scientifique au sein de la start-up Learn To Forecast (L2F).

 

Des formes cachées dans les données

Pour répondre à ce problème, la start-up a opté pour une approche intuitive basée sur la science des formes. C’est ainsi qu’est né le projet Giotto, une bibliothèque logicielle open source et gratuite qui ambitionne de révolutionner l’utilisation du machine learning. «L’être humain comprend mieux les formes et les couleurs que les nombres et les équations, c’est pourquoi nous pensons que la science des formes, la topologie, permettra de construire un nouveau langage entre l’IA et l’utilisateur», souligne Aldo Podestà, CEO de L2F.

Giotto propose des outils qui implémentent des algorithmes inspirés de la topologie pour répondre aux lacunes actuelles du machine learning. Nul besoin de maîtriser la théorie mathématique, l’utilisateur a un outil clé en main pour faire apparaître des structures jusqu’ici cachées dans un ensemble de données. «Les bases de ce nouveau type d’IA sont les graphes et leur version multidimensionnelle, c’est-à-dire des objets géométriques permettant de trouver les structures essentielles dans les données», explique Thomas Boys, cofondateur de L2F.

Jusqu’ici, les algorithmes utilisés en machine learning cherchent la performance au détriment d’une compréhension plus profonde de la nature des résultats. «Giotto aide à trouver le squelette qui sous-tend toutes les relations entre les données et permet de mieux les comprendre et d’en extraire le sens avec plus de précision», indique-t-il. Le projet tire son nom de Giotto di Bondone, peintre du XIIIe siècle qui a pour la première fois introduit la perspective dans ses tableaux.

 

Ouvrir de nouvelles perspectives

Pour développer Giotto, ses créateurs ont collaboré avec des chercheurs de l’EPFL qui utilisent la topologie au quotidien, comme la professeure Kathryn Hess Bellwald, responsable du Laboratoire pour la topologie et les neurosciences. «L’un des grands avantages de Giotto est qu’en raison de sa simplicité d’utilisation il sera possible pour les scientifiques de tous les domaines de l’utiliser comme partie intégrante de leur boîte à outils pour le machine learning, ce qui devrait mener à de nouvelles perspectives dans de nombreux domaines», se réjouit-elle.

 

Sarah Aubort

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