EPFL Magazine N° 29

ÉDITO

Après ses portes, l’EPFL ouvre sa science!


OPEN SCIENCE

Promoting open science

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A fund to support open science


Microscope-building workshops


Sharing data. All data


50 ANS DE L’EPFL

«Dès que je me sens trop à l’aise, j’ai envie d’apprendre autre chose»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Une main artificielle combine contrôles humain et robotique

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Une voie pour les métastases cérébrales du cancer du sein


Un dispositif de haute précision pour l’ophtalmologie


INTERVIEW

Eric Mazur, une onde de choc dans l’enseignement

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Faute de mieux


EN IMAGES

L’EPFL célèbre ses 1028 nouveaux diplômés


CAMPUS

Nouvelles nominations de professeurs


La face cachée des portes ouvertes


La mobilité vers l’EPFL est de plus en plus douce


A l’EPFL, les légumes poussent dans les cafétérias


Partager sa science autour d’une bière


EN IMAGES

Enorme succès pour les portes ouvertes 2019

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A roulette with curves and surfaces


Arsenic et vieilles dentelles


How strategic alliances benefit education


Emplois


Un masque antipollution de haute qualité pour sauvegarder la santé de millions de citadins


Le bateau léger de l’EPFL remporte l’HydroContest 2019


Deux étudiants de l’EPFL champions universitaires de triathlon


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

Les défis de la construction au Bangladesh face au changement climatique

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Un restoroute comme lieu de résistance?


Danses-performances au Datasquare d’ArtLab


Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL


CAMPUS

LA SCIENCE EN PHOTO

 

Arsenic et vieilles dentelles

 

Personne n’est mort dans cette histoire. Mais le titre n’est pas abusif: ici, l’arsenic a servi à faire de la (vieille) dentelle. Entre autres. Doctorant au Laboratoire des semi-conducteurs, Lucas Güniat fait pousser des nanofils – il fait vraiment dans la dentelle – sur des wafers d’arséniure de gallium. Le but est d’en tester les nouvelles propriétés qui pourraient s’exprimer dans les panneaux solaires de demain, les transistors classiques ou, un jour, les ordinateurs quantiques. Plus précisément, un projet collaboratif entre l’EPFL et l’ETH de Zurich vise à tester des photo-détecteurs à haute fréquence. Dans ce cadre, l’EPFL se charge de faire pousser les réseaux de nanofils.

Comme Dorothy et Martha, les deux charmantes vieilles filles de la pièce de Joseph Kesselring, les apparences sont trompeuses. Ce motif de quelques millimètres, capturé par un microscope optique au Centre de micronanotechnologie (CMi), n’a nécessité ni fil de soie ni fuseaux. Pire, il ne répond absolument pas au résultat escompté.

Il est constitué d’un support en arséniure de gallium – une structure cristalline – recouvert d’une couche de polymère. La croix centrale a été dessinée par lithographie, en envoyant de la lumière sur le polymère afin de le sculpter. But de l’opération: marquer visuellement le wafer afin de pouvoir découper l’échantillon une fois les nanostructures terminées. C’est un peu le partitionnement de la roulette à pizza avant la pizza...

Vient la troisième étape: l’évaporation de tungstène sur la couche de polymère. C’est là que la pizza est devenue napperon. «Lors de cette opération, une température trop élevée a provoqué des craquelures dans le tungstène déposé sur le polymère, explique Lucas Güniat. Même si le polymère est ensuite dissous à l’aide d’acétone, on ne peut pas utiliser ce wafer. Les craquelures modifient l’interface.» En d’autres termes, la photo est belle, mais le résultat n’est pas à la hauteur des exigences des chercheurs.

 

Anne-Muriel Brouet, Mediacom

Chaque mois, nous vous racontons l’histoire d’une photo ou vidéo qui illustre la science à l’EPFL. Voulez-vous participer? Nous publions les meilleures contributions envoyées à epflmagazine@epfl.ch.
Publication non garantie.

DISTINCTION

 

Océans et climat au menu du Prix Erna Hamburger

 

Une fois encore le Prix Erna Hamburger distinguera une scientifique majeure: la biologiste marine allemande Antje Boetius. Sa brillante carrière l’a menée de l’Université de Hambourg au prestigieux Institut Max Planck de microbiologie marine de l'Université de Brême, où elle est aujourd’hui professeur, et à l’Institut Alfred Wegener du Centre Helmholtz de recherche polaire et marine (AWI), qu’elle dirige.

Antje Boetius a été la première scientifique à décrire l’oxydation anaérobie du méthane et considère que les premières formes de vie terrestre ont pu subsister grâce au méthane en l’absence d’oxygène moléculaire. Elle a également suggéré que de telles formes de vie pourraient être capables de réduire le rythme du changement climatique à l'avenir. Parmi les nombreuses distinctions qu’elle a reçues, on compte le Prix de l'environnement 2018 (Fondation allemande pour l'environnement).

Décerné par la Fondation EPFL-WISH, le Prix Erna Hamburger lui sera remis le 6 novembre prochain dès 17h, au STCC. L’entrée est libre, mais il est nécessaire de s’inscrire.