EPFL Magazine N° 29

ÉDITO

Après ses portes, l’EPFL ouvre sa science!


OPEN SCIENCE

Promoting open science

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A fund to support open science


Microscope-building workshops


Sharing data. All data


50 ANS DE L’EPFL

«Dès que je me sens trop à l’aise, j’ai envie d’apprendre autre chose»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Une main artificielle combine contrôles humain et robotique

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Une voie pour les métastases cérébrales du cancer du sein


Un dispositif de haute précision pour l’ophtalmologie


INTERVIEW

Eric Mazur, une onde de choc dans l’enseignement

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Faute de mieux


EN IMAGES

L’EPFL célèbre ses 1028 nouveaux diplômés


CAMPUS

Nouvelles nominations de professeurs


La face cachée des portes ouvertes


La mobilité vers l’EPFL est de plus en plus douce


A l’EPFL, les légumes poussent dans les cafétérias


Partager sa science autour d’une bière


EN IMAGES

Enorme succès pour les portes ouvertes 2019

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A roulette with curves and surfaces


Arsenic et vieilles dentelles


How strategic alliances benefit education


Emplois


Un masque antipollution de haute qualité pour sauvegarder la santé de millions de citadins


Le bateau léger de l’EPFL remporte l’HydroContest 2019


Deux étudiants de l’EPFL champions universitaires de triathlon


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

Les défis de la construction au Bangladesh face au changement climatique

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Un restoroute comme lieu de résistance?


Danses-performances au Datasquare d’ArtLab


Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL


ÉDITO

Emmanuel Barraud
Mediacom

Après ses portes, l’EPFL ouvre sa science!

 

La Journée de l’open science qui se tiendra à l’EPFL le 18 octobre prochain affiche complet. Ce constat n’est pas seulement réjouissant pour les organisateurs et les orateurs: il témoigne aussi de l’importance que la communauté EPFL accorde à cette nouvelle manière de pratiquer la recherche. L’ancien modèle de publications en revue payantes n’a pas encore vécu, mais il a du plomb dans l’aile. La transition vers l’open science fait partie de la stratégie de l’Ecole. Pour l’accompagner, de nombreux outils ont été mis en place à l’intention des chercheurs – de manière à ce que ceux-ci ne soient plus limités dans leur volonté de partager leur savoir aussi largement que possible. Parce qu’il est devenu clair que la science et la société en général ont tout à gagner à ce que la connaissance des avancées scientifiques ne reste pas réservée à un petit nombre, mais soit mise au bénéfice de l’ensemble de la communauté.

Il est intéressant de remarquer que la même philosophie peut également s’appliquer à l’enseignement. C’est ce que révèle l’interview d’Eric Mazur: en introduisant dans ses cours le modèle d’apprentissage par les pairs, il ne fait au fond que proposer aux étudiants de mettre en commun leurs connaissances, afin de trouver ensemble des solutions. Là encore, c’est du partage du savoir que naît le progrès. L’enseignant va jusqu’à suggérer que les examens devraient mesurer non pas l’étendue d’un savoir appris par cœur par chaque individu, mais au contraire la capacité à collaborer, à fusionner les compétences de chacun pour élaborer des solutions.

After opening its doors, EPFL sets its sights on opening science

 

EPFL’s Open Science Day – planned for 18 October – is already fully booked. This is certainly good news for the organizers and speakers, but it also underscores the importance of this new research practice for the EPFL community. The time-worn model of publishing articles in subscription-based journals is still around, but it’s struggling. EPFL has even made open science a strategic priority. Putting its money where its mouth is, the School is giving its researchers the means to disseminate their findings as widely as possible. Why all the fuss? Because it’s clear that providing open access to the nuts and bolts of scientific research – rather than limiting that access to a select few – is good not just for science, but for society as a whole.

Knowledge sharing drives progress. This philosophy can be applied to teaching, too. That’s what we learn from the interview with Eric Mazur: the peer-learning model he uses in his classroom is, after all, a way of getting his students to pool what they know so they can solve problems together. Taking his logic one step further, Mazur believes that exams shouldn’t measure how much information students can memorize but rather how well they’re able to work together, contributing their individual expertise to the quest for a collaborative solution.