EPFL Magazine N° 25

ÉDITO

Une nouvelle identité fleurit


50 ANS DE L'EPFL

L’habitat du futur se dessine aujourd’hui

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La durabilité comme fil conducteur


«On devrait beaucoup plus construire en bois... je me permets de le dire en tant que bétonneur»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Un dérivé de vitamine B3 stimule la production de cellules sanguines

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Découverte d’une importante faille informatique mondiale


Des robots font dialoguer les poissons et les abeilles


Transformer les bâtiments en générateurs d’énergie


INTERVIEW

Elizabeth Blackburn, Nobel laureate and specialist in cell aging

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Star Wars stars on campus

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ÉVÉNEMENT

Balélec


Perturbations


CAMPUS

Le Smart Living Lab se présente à Neuchâtel

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Diamonds are forever


Robopoly fête ses 20 ans

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Comment l’EPFL accompagne la mise en place de son identité visuelle


Satellite toujours sur orbite après 35 ans


Une solution «green tech» pour combattre les montagnes de déchets


Pourquoi s’exercer à l’éloquence dans une école d’ingénieurs?


La Junior entreprise EPFL se distingue en Europe

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Rolex Learning Center: l’heure du bilan


Le printemps, la saison du vélo


Quand la technologie se met au service des défis sociétaux


Machine laundry-ing


Créer des liens au sein de la communauté des humanités digitales


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

Trois regards photographiques sur l’EPFL en un livre et une exposition

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… Eh bien, dansez maintenant!


«Le voyage se termine quand l’œuvre fait de moi une spectatrice»


AGENDA

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL

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50 ANS DE L'EPFL

«On devrait beaucoup plus construire en bois...
je me permets de le dire en tant que bétonneur»

A l’EPFL depuis… 35 ans

 

Eugen Brühwiler, directeur du Laboratoire de maintenance,
construction et sécurité des ouvrages existants.

«Je suis originaire du canton de Thurgovie et lorsque j’ai eu l’occasion de rejoindre l’ICOM , l’Institut de constructions métalliques à Lausanne, cela m’a permis de découvrir une nouvelle langue, un nouveau lieu, une nouvelle culture et de travailler avec des collègues qui venaient du monde entier. Ça a ouvert mon horizon et mon esprit.

Quand je suis arrivé à l’EPFL, il n’y avait que les bâtiments de la première génération. Je les aime beaucoup et j’y ai encore aujourd’hui mon bureau. J’ai eu la chance de rencontrer Jacob Zweifel, l’architecte en charge de ces bâtiments. Il m’avait avoué que ce qu’il avait en tête en installant partout ces petits jardins collés aux façades était d’attirer les oiseaux. J’ai pu lui confirmer que c’était un pari réussi. Le matin j’ouvre toujours ma fenêtre pour prendre un bol d’air et j’entends les oiseaux.

En tant qu’expert en monuments historiques, je suis très sensible à l’architecture, j’ai toujours observé d’un œil critique le développement de l’Ecole. Des premiers bâtiments aux objets «business card» comme le Rolex Learning Center ou ArtLab. Ce sont des bâtiments que je fais visiter lorsque je montre «mon» campus. J’ai aussi beaucoup aimé la création du Quartier Nord. La structure la plus intéressante et innovante, à mon avis, est celle du Polydôme, un peu oubliée à la périphérie du campus. Elle a été construite en 1991 à l’occasion des 700 ans de la Confédération. La coque en bois était une véritable innovation technique, créée par Julius Natterer, professeur à l’EPFL. Vous n’imaginez pas le plaisir que j’ai eu lorsque le Service académique a installé mes cours dans la salle du Polydôme. J’ai une relation étroite avec le bois, je viens du fin fond de la Thurgovie, d’un endroit qui se nomme «le pays des pins». On devrait beaucoup plus construire en bois en Suisse plutôt qu’en béton. Je me permets de le dire en tant que «bétonneur».»

«On est dans l’ombre, des petites fourmis»

A l’EPFL depuis… 27 ans

 

Monique Gilliéron, téléphoniste à la centrale téléphonique
de l'EPFL depuis le 18 novembre 1991.

Monique Gilliéron a commencé sa formation aux PTT en 1974, qui ne s’appelaient pas encore Swisscom. Elle se souvient des standards téléphoniques où il fallait enfoncer des fiches pour passer les communications. En arrivant à l’EPFL, elle a pu suivre l’évolution technologique de son métier. «On a de la chance, car on est toujours équipés des nouveaux logiciels, cela nous oblige à rester à niveau et dans la dynamique. Je me suis toujours dit: «Nous sommes arrivés au maximum des possibilités.» Mais pas du tout, même si aujourd’hui c’est plus une affaire d’informaticiens.

Nous recevons des appels en anglais, en espagnol, en italien, en allemand. Grâce à toutes les personnes de l’équipe, nous arrivons à répondre dans toutes ces langues; on se complète. La difficulté du métier est de se tenir au courant de l’actualité de l’Ecole afin de trouver la bonne personne parmi les quelque 10’000 numéros internes répartis entre Lausanne et les autres sites, Genève, Sion, Neuchâtel et Fribourg. Les gens qui nous appellent ne se souviennent pas forcément des noms des chercheurs qu’ils veulent contacter. Ils nous disent: «Mais oui, vous savez, le monsieur avec des lunettes et des cheveux noirs…» On se prend souvent pour Sherlock Holmes car on doit mener des enquêtes. On fait aussi GPS pour les camions de livraison qui se perdent sur le campus.

 

Je connais plein de numéros par cœur, soit parce qu’ils sont très demandés, soit parce que l’orthographe du nom est trop compliquée. C’est mieux de les avoir dans la tête. Ça fait travailler les méninges. Nous mettons à jour le bottin dès que de nouveaux collaborateurs arrivent, nous les contactons pour installer leur téléphone, nous testons, ils apprécient. J’ai gardé une lettre de l’ancien vice-président Stefan Catsicas, envoyée en 2004, où il nous remercie pour notre travail; ça m’a beaucoup touchée. On est dans l’ombre, des petites fourmis, cette lettre montre que l’on pense à nous, et nous, nous avons à cœur de participer au bon renom de notre Ecole.»

«Les activités en dehors de la profession sont fondamentales»

Etudiante aujourd’hui. Et à 50 ans?

 

Wendy Tokuoka, 24 ans, française, en Master en architecture,
membre du Pool d’improvisation du Poly

Comment t’imagines-tu à 50 ans?

À 50 ans, j’espère bien que je serai indépendante, que je pourrai travailler pour moi-même et développer mes propres projets aussi bien au niveau architectural que personnel. Pour moi, tout ce qui est activités en dehors de la profession est fondamental. Ça entre en combinaison avec ce qu’on fait.

Je m’intéresse notamment beaucoup à la scénographie. Construire l’espace d’un théâtre et d’un décor, c’est quelque chose que j’aimerais faire, comme à-côté, tout au long de ma vie, tout en gardant l’architecture qui est quand même mon domaine de formation principal.

 

Et ton domaine professionnel?

C’est difficile à dire parce que ça se renouvelle très souvent. C’est un domaine où on cherche toujours à être en accord avec les besoins contemporains. Je pense qu’il va énormément se servir du numérique. Mais j’espère que l’architecture gardera quand même la part de poésie qu’elle a aujourd’hui.

 

Comment imagines-tu l’EPFL dans 50 ans?

L’EPFL est une école pluridisciplinaire avant tout. J’imagine que l’EPFL va continuer dans cette voie et se diversifier. J’espère qu’elle va continuer à s’intéresser aux nouvelles technologies qui se développeront au fur et à mesure. C’est une école qui cherche prioritairement à innover et j’espère qu’elle va continuer dans ce sens-là.

 

Propos recueillis par Nathalie Jollien

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PORTES OUVERTES

Voyage dans l’espace

 

Les 14 et 15 septembre, les chercheurs du domaine spatial nous amènent dans les étoiles.

 

Les pieds sur le campus et la tête dans les étoiles. Les chercheurs des laboratoires d’astrophysique et de systèmes robotiques, de l’EPFL Space Center, du Swiss Space Center en collaboration avec les associations Callista, EPFL Rocket Team et Space@YourService offriront aux visiteurs des portes ouvertes un voyage inoubliable dans l’espace. Observation et étude des astres, initiation à la gravité avec le puits gravitationnel, fabrication et lancement d’une fusée, découverte de la station ISS et de l’Univers en réalité virtuelle, voyage sur la Lune et construction d’un village lunaire, conférences et rencontres avec des invités de marque. Et repartez avec une photo souvenir.

 

Anne-Muriel Brouet, Mediacom