EPFL Magazine N° 27

ÉDITO

Quand la science se raconte


COMMUNICATION SCIENTIFIQUE

La science de communiquer la science

la science_sommaire

«Faire rayonner des thématiques phares»


“We need a science of science communication”


VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Challenge yourself!

vu_sommaire

ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Produire de l'électricité aux estuaires avec l'osmose et la lumière

actu_sommaire

Transformer les boues d'épuration en énergie et en sels minéraux


L'holographie ouvre la voie à l'informatique quantique


Une nouvelle thérapie non invasive pour les personnes paraplégiques


INTERVIEW

Fred Courant, sorcier du journalisme scientifique

fred_sommaire_grand

EN IMAGES

Scientastic


50 ANS DE L’EPFL

«Lorsque les apprentis reçoivent leur CFC, pour moi, c’est la récompense»


50 ANS DE L’EPFL

«On dit souvent qu’il faut incarner le changement qu’on veut voir dans notre monde. J’espère réussir à le faire.»


CAMPUS

EPFL conducted the third Doctoral Survey

campus_sommaire

L’EPFL a mené pour la troisième fois une enquête sur le doctorat


Nomination de professeurs à l'EPFL


Des objets insolites pour raconter la recherche scientifique


Une exposition célèbre le 50e anniversaire de l’alunissage


La vaisselle lavable est désormais nettoyée à l’EPFL


Campus durable EPFL se renforce et change de nom


“Travel Less Without Loss”, an initiative to raise awareness


65 ans d'histoire du calcul scientifique


A contre-courant


CECAM (also) celebrates its 50th birthday in 2019


La Suisse dans le top 30


L’EPFL se mobilise pour plus d’égalité


24 heures pour relever le défi de CIEL


Hommage à Michel Serres


EN IMAGES

Vivapoly


LECTURE

La sélection des libraires


CULTURE

Hommage à Bogdan Konopka

culture_sommaire

NIFFF Extended 2019: des rencontres pour dessiner l'avenir de l’audiovisuel


Les événements à venir


50 ANS DE L’EPFL

«Lorsque les apprentis reçoivent leur CFC, pour moi, c’est la récompense»

A l’EPFL depuis… 27 ans

 

Karine Genoud, responsable apprentissage de commerce.

«J’avais 18 ans lorsque j’ai commencé mon apprentissage à l’EPFL, à la Chaire de pédagogie didactique.» J’avais échoué à l’Ecole de commerce, à cause des maths. C’est drôle de penser que j’ai choisi une Ecole où les mathématiques sont si importantes. Heureusement, dans l’apprentissage de commerce cela ne comptait pas trop. Après l’apprentissage, je pensais seulement rester ici deux ans. Et j’y suis toujours. Pourquoi? Mon travail a évolué sans cesse; on m’a confié de nouvelles responsabilités; je n’ai pas vu le temps passer.

A 30 ans – l’âge de raison? – je me suis lancée dans la formation d’apprentis. J’aime les accompagner, les voir murir, évoluer. Lorsqu’ils reçoivent leur CFC, ils ont tellement grandi! Pour moi, c’est la récompense, je suis fière. Je me dis: «Yes! C’est un peu grâce à moi.» Même si ce sont eux qui ont fait tout le travail. A 36 ans, lorsque j’ai appris que la responsable des apprentis s’en allait, je me suis dit que je ne devais pas rater le coche.

En 27 ans, l’EPFL est devenue une ville. J’ai souvent changé de bâtiment et c’est un peu comme si je changeais de quartier. Je suis restée dans la même entreprise, mais en fait j’ai découvert plein de microentreprises. Dans 20 ans, je serai à la retraite… et j’espère que ces prochaines années seront toujours aussi bien.»

«Je finirai ma vie au bord des circuits à regarder des voitures de course qui roulent à l’hydrogène»

A l’EPFL depuis… 27 ans

 

Hubert Girault, professeur au Laboratoire d’électrochimie physique et analytique depuis 1992.

«J’ai fait mon doctorat en Angleterre, puis j’ai été lecturer en Ecosse. Je pensais faire toute ma carrière là-bas jusqu’au moment où j’ai rencontré Michael Graetzel. Pour être très honnête, Lausanne était pour moi quelque part en Suisse… Quand je suis arrivé en 1992, la chimie physique et le génie chimique à l’EPFL étaient encore assez confidentiels. A la fin des années 90, ils ont été réunifiés et le département de chimie est monté en «ligue des champions» à la réputation mondiale.

J’ai trois fils rouges: la chimie analytique, un domaine qui met les chimistes en interface avec les biologistes, médecins, pharmaciens et les chercheurs en environnement; les interfaces liquide-liquide, de la recherche fondamentale pour le plaisir de la recherche, et l’énergie. J’ai fait mes études dans les années 70, pendant le choc pétrolier. Je me suis dirigé vers l’électrochimie, persuadé que l’hydrogène allait changer le monde. Il est maintenant en plein boom.

J’ai bientôt 65 ans et je prépare ma quatrième vie. Enfant, je jouais aux petites voitures sur le tapis du salon, je vais finir ma vie au bord des circuits à regarder des voitures de course qui roulent très vite à l’hydrogène. Un retour de jeunesse assez fascinant.»

 

Propos recueillis par Sandy Evangelista