EPFL Magazine N° 24

ÉDITO

De la science et de l’éthique / On science and ethics


POINT FORT

CRISPR, au-delà de la génétique

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Une révolution dans le quotidien des chercheurs de l’EPFL


50 ANS DE L'EPFL

Rire et réfléchir avec des lauréats de l’Ig Nobel

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La place Cosandey au cœur des festivités du 50e


«J’imagine un campus qui soit exemplaire, un modèle de bonnes initiatives dans le futur»


ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES

Un nouvel appareil pour mesurer l'eau contaminée par le fluorure

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Un transformateur pour passer des réseaux AC à DC


Echecs et intuition sont de précieux ingrédients


Mieux évaluer la sécurité des bâtiments frappés par un séisme


INTERVIEW

Javier Martín-Torres prépare la vie sur Mars

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VU ET ENTENDU SUR LE CAMPUS

Drôles de bêtes

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CAMPUS

EPFLoop à nouveau dans la compétition

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«La tendance naturelle d’un chercheur est de ne pas partager ses données»


Des consultations infirmières de premier recours


Les étudiants peuvent bénéficier des conseils des diplômés


Elisez la meilleure start-up


PLUME: la bibliothèque met en ligne ses collections patrimoniales


Un nouveau fonds de l'EPFL récompense neuf idées open science


Une politique open access pour l’Ecole


«Il n’y a pas deux cultures séparées, l’une scientifique et l’autre humaniste»


EPFLinnovators turns PhD students into genuine entrepreneurs


La beauté des ratés

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Diversity: from theory to practice and analysis


Easter Island as search field for EPFL students in architecture


Slackampus is back for the third edition


LECTURE

La sélection des libraires

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CULTURE

Exposition sur le bureau d'architecture Case Design de Mumbai

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C’est bientôt les Printemps de Sévelin


Le livre Dia-Logos présente les origines et l’impact de l’œuvre de Llull


AGENDA

Les événements à venir


ÉVÉNEMENTS

Les points forts des 50 ans de l’EPFL

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50 ANS DE L'EPFL

«J’imagine un campus qui soit exemplaire, un modèle de bonnes initiatives dans le futur»

Etudiant aujourd’hui. Et à 50 ans?



Andrea Quilici, 24 ans, italien, diplômé en Master en sciences et ingénierie de l’environnement, président de la commission One TREE for Climate

Comment t’imagines-tu à 50 ans?
J’espère avoir une famille et une vie professionnelle active. Et surtout pouvoir m’investir dans des projets ou des activités professionnelles qui soient non seulement enrichissantes pour moi, mais qui puissent tout autant apporter quelque chose au monde, autour de moi.
Je pense peut-être travailler pour des pays qui auront, à ce moment-là encore, la nécessité de développer leur domaine environnemental. C’est un secteur qui devient de plus en plus important car le changement climatique est là et d’ici 20-30 ans il y aura sûrement encore besoin d’actions proclimat pour améliorer la situation.

Quels souvenirs garderas-tu de l’EPFL?
Avec toutes les activités que j’ai pu faire ici, qu’elles soient académiques ou extracurriculaires, j’ai pu réaliser des choses qui n’auraient probablement pas été possibles dans d’autres contextes. Je partirai d’ici avec un bagage qui ne sera pas forcément de l’ordre des formules mathématiques mais plutôt des expériences qui m’ont permis de grandir sur le plan culturel et humain. Par exemple, à l’EPFL, j’ai appris ce que signifie travailler en groupe, rencontrer de nouvelles personnes et avoir le même objectif mais pas les mêmes idées.
Je garderai également plein de beaux souvenirs par rapport à tout ce que j’ai fait avec les associations. C’était des moments incroyables, où on pouvait sortir un petit peu du contexte académique pour faire quelque chose qui nous passionnait vraiment.

Comment imagines-tu l’EPFL dans 50 ans?
J’imagine un campus qui soit exemplaire. Actuellement, le changement climatique est un problème très sérieux et souvent les particuliers ont besoin d’un exemple pour pouvoir faire eux-même un effort. J’espère que l’EPFL sera comme un phare d’espoir et de bonnes initiatives dans le futur.
On voit déjà beaucoup de changements au sein du campus. Du coup, je m’imagine qu’il deviendra de plus en plus durable. Meilleur d’un point de vue énergétique mais aussi d’un point de vue professionnel. Qu’il attirera toujours plus de gens intéressés à prendre des cours et suivre un cursus académique.


Propos recueillis par Nathalie Jollien

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«C’est excitant de voir que votre travail peut avoir un impact»

A l’EPFL depuis… 18 ans


Karen Scrivener, directrice du Laboratoire des matériaux de construction 

«Lorsque je suis arrivée à l’EPFL, en 2001, c’était le même jour qu’Eva Bayer en mathématique. A nous deux nous avions doublé le nombre de femmes professeurs ordinaires. Comme je sais que les trois autres sont parties, je présume que je suis la femme avec le plus d’ancienneté sur le campus. C’est un peu bizarre de s’en rendre compte.
Je suis d’origine anglaise et avant de venir à l’EPFL j’étais professeur à Londres. En 1995, j’ai déménagé en France et travaillé 6 ans pour la société Lafarge, fabricant de ciment. Une expérience dans l’industrie très intéressante. Je ne pensais pas retourner dans le monde académique, mais lorsque l’on m’a décrit l’environnement de travail à l’EPFL, je me suis dit que c’était un rêve de travailler ici. Outre les montagnes et le lac, les universités en Suisse bénéficient de moyens importants et on vous laisse l’indépendance de choisir votre domaine de recherche. J’ai une formation en science des matériaux et il y a peu de laboratoires travaillant sur le béton qui sont en science des matériaux et non en génie civil, je me suis dit que le poste était fait pour moi.

J’ai déployé beaucoup d’efforts pour faire le lien entre l’industrie et l’académique. Dans le monde du ciment, les industriels n’étaient pas très engagés dans la recherche malgré que cela soit un matériau très complexe. En 15 ans l’approche a complètement changé, nous faisons de la recherche fondamentale et nous nous intéressons maintenant à l’empreinte environnementale du ciment. Avec nos partenaires industriels nous avons développé une nouvelle formule beaucoup plus écologique. Une bonne dizaine de producteurs de ciment à travers le monde vont produire ce nouveau ciment dans les trois prochaines années. C’est excitant de voir que votre travail peut avoir un impact.»

«Il était interdit de consommer hors des points de restauration, pas de pique-nique, de take away ou de food truck»

A l’EPFL depuis… 27 ans


Gilbert Riffault, responsable des restaurants Parmentier Vinci, Atlantide et Esplanade

«J’avais postulé pour le Copernic qui cherchait un couple de restaurateurs. Il y avait 70 candidatures, je suis arrivé dans les trois premiers, puis deux et je n’ai pas été choisi. Mais comme j’avais eu un très bon contact, quelques mois plus tard on m’a proposé de gérer le Parmentier, et ça a commencé comme ça il y a 27 ans. A cette époque il n’y avait que trois restaurants sur le campus, vous imaginez!
Je me souviens qu’il était interdit de consommer hors des points de restauration, pas de pique-nique, de take away, encore moins de food truck. Sous la direction – on ne disait pas encore présidence – de Bernard Vittoz et Jean-Claude Badoux, les membres de la Direction venaient déjeuner dans les restaurants. Ça a radicalement changé avec l’arrivée de Patrick Aebischer qui a instauré les lunchs de travail, à l’américaine, depuis lors c’est devenu une habitude à la présidence et partout ailleurs sur le campus, on livre. Cela représente 50% de notre chiffre d’affaires.

Les gens mangent moins de viande, dans les menus que nous proposons aujourd’hui il y a forcément une offre végétarienne. On doit aussi faire attention au gluten et comme le campus est devenu international et multiculturel, certaines personnes ne mangent pas de porc. Depuis 27 ans je ne me lasse pas de l’ambiance, j’habite à Saint-Sulpice et tous les dimanches je viens préparer ma semaine, cette proximité est un plus, mais aussi un moins, car j’ai du mal à couper, c’est pour ça que j’ai un chalet à la montagne.»

PORTES OUVERTES

C’est pas sorcier

 

 

L’animateur vedette Fred Courant sera présent lors des portes ouvertes les 14 et 15 septembre.

Un des événements phares des festivités du 50e anniversaire de l’EPFL seront les portes ouvertes les 14 et 15 septembre sur le campus. Le riche programme offert au public est en cours d’élaboration, mais on peut d’ores et déjà annoncer la venue du journaliste Fred Courant, cofondateur de l’émission C’est pas sorcier.

Fred a été rédacteur en chef et animateur de l’émission pendant 20 ans. Il a également créé d’autres émissions de connaissance et de découverte pour France Télévision, notamment un journal télévisé pour les enfants A Toi l’Actu@ (France 3) avec le réalisateur Pascal Léonard. Aujourd’hui, ils sont tous les deux à l’origine du projet L’Esprit Sorcier.
En 2010, l’Union astronomique internationale a baptisé un astéroïde naviguant entre Mars et Jupiter «Astéroïde 23882Fredcourant» en reconnaissance de son travail de vulgarisation.
Lors des portes ouvertes, l’animateur vedette proposera des quiz, des objets mystères, des débats et de nombreuses activités pour les grands et les petits. Un moment pour les dédicaces est également prévu.

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